L’Observatoire de la bibliodiversité rassemble les recherches, analyses et outils produits au sein de l’Alliance, en dialogue avec ses partenaires. Il est construit à partir des enjeux définis comme prioritaires par les éditeur·rices indépendant·es dans le prolongement des Assises internationales de l’édition indépendante (période 2015-2021 et période 2022-2025).
Destiné aux professionnel·les et aux pouvoirs publics, l’Observatoire a pour missions de renforcer la bibliodiversité dans les différentes régions du monde.
Espace indépendant, évolutif et collaboratif, l’Observatoire comprend :
un pôle plaidoyer, stratégies de sensibilisation et d’influence.
L’Alliance internationale des éditeurs indépendants remercie les éditeurs et leurs partenaires (organisations internationales, ministères de la Culture, syndicats…) pour leur implication et leur engagement au sein de l’Observatoire de la bibliodiversité.
Le Labo numérique a été lancé par l’Alliance pour accompagner les éditeurs dans leur expérimentation et leurs questionnements sur le numérique – en proposant des solutions adaptées à leurs besoins et respectueuses des écosystèmes locaux. Le Labo numérique résulte de la réflexion engagée en 2011 avec la publication de l’étude sur l’édition numérique dans les pays en développement.
Le Labo numérique s’articule ainsi autour de trois axes principaux :
la mise à disposition d’un ensemble d’outils et de ressources à destination des professionnels ;
la réflexion sur l’édition numérique à partir d’initiatives innovantes notamment dans les pays du Sud (Points de vue) ;
La 6è édition du Salon Africain de la Bande Dessinée et de l’Autre Muzik s’est déroulée à Kinshasa du 10 au 14 décembre 2019. Dans un contexte où la République Démocratique du Congo est un pays encore très insuffisamment pourvu en librairies et où les maisons d’édition restent peu intéressées par le genre, le SABDAM a révélé de nombreuses surprises…
This chronological timeline sets out some of the key dates, events, and landmarks in the history and development of indigenous publishing in Sub-Saharan Africa. It also includes details of the major conferences, meetings or seminars on African publishing, held in Africa or at venues elsewhere, since 1968. An earlier version of this chronology first appeared in The African Publishing Companion : A Resource Guide, and has now been updated through to the period up to 2019, and considerably expanded to also include publication of a number of benchmark studies, conference proceedings, journals, and reference resources on the African book world.
Présentation
Plus de la moitié des langues parlées dans le monde sont menacées de disparition ; si rien n’est fait, l’Unesco estime que 90 % des langues auront disparu au cours du siècle. Élément essentiel de la culture d’un peuple, les langues sont pourtant bien plus qu’un simple outil de communication ; toutes proposent une description profondément unique du monde qui nous entoure et des êtres qui l’habitent. Que peut faire – et que fait déjà – le secteur de l’édition pour aider à conserver et à faire vivre ces langues minorées ? C’est à cette question que tente de répondre cet ouvrage, à travers des textes universitaires et des témoignages de professionnels du livre qui, ensemble, proposent une approche inédite du sujet.
Au regard de leurs publications, l’ouvrage analyse la situation de plusieurs langues minorées – créole haïtien, corse, innu, yiddish, kikuyu, basque, malgache, náhuatl, etc. – et montre que des solutions existent quand les acteurs de la chaîne du livre se mobilisent.
Sommaire du dossier
Publier en langues minorées. De la diversité des langues d’édition en contexte mondialisé, par Nathalie Carré, Inalco (France) et Raphaël Thierry, chercheur indépendant (France)
L’édition en créole en Haïti. Obstacles, initiatives et perspectives de développement, par Sandie Blaise, Duke University (États-Unis)
La diffusion de la poésie yiddish dans l’espace germanophone. Le cas des éditions bilingues, par Caroline Puaud, université Paris-Sorbonne (France)
Écrire et publier à Madagascar. Comment atteindre le monde ?, par Dominique Ranaivoson, université de Lorraine (France)
Faire dialoguer (en ligne) les langues minorées. L’exemple d’une collaboration intergénérationnelle en Afrique de l’Est, par Pierre Boizette, université Paris-Nanterre (France)
Normativité, diversité et dynamiques de création dans le champ littéraire basque contemporain. Étude de ses tendances de fonctionnement à travers la trajectoire littéraire d’Eñaut Etxamendi, par Itziar Madina Elguezabal, école doctorale Bordeaux-Montaigne (France)
Repérer, cataloguer, rendre visible. La place des langues minorées dans les collections de la Bibliothèque universitaire des langues et civilisations (BULAC), entretien avec Marine Defosse, Soline Lau-Suchet et Nicolas Pitsos,
bibliothécaires à la BULAC (France)
« Tant que la langue circulera, nous aurons des livres à produire ». Publier en langue corse, entretien avec Bernard Biancarelli, éditions Albiana (Corse/France)
« L’édition doit grandir le monde ». Mémoire d’encrier et les langues du monde,
entretien avec Rodney Saint-Éloi, éditions Mémoire d’encrier (Québec/Canada)
« Le sauvetage d’une langue est une tâche qui nous incombe à tous ». Publier de la littérature jeunesse en langues autochtones au Mexique, entretien avec María Yolanda Argüello Mendoza, éditions Magenta (Mexique)
Les politiques publiques du livre et de la lecture en faveur des langues autochtones au Chili. Intervention (réactualisée en 2020) au Parlement du livre et de la parole, par Paulo Slachevsky, Lom Ediciones (Chili)
Sauver, transmettre. Un exemple de transcription-traduction d’oeuvres de la littérature orale des peuples du Vietnam, par Mireille Gansel, traductrice, écrivaine (France)
L’engagement de PEN en faveur des droits linguistiques. L’importance d’écrire, de publier et de lire en langues marginalisées, entretien entre Peter McDonald, université d’Oxford (Royaume-Uni) et Carles Torner, PEN International (Catalogne/Espagne)
« Création francophone, entre langue(s) et territoires », dossier de la revue Éclairages (revue éditée par l’ALCA - Agence livre, cinéma & audiovisuel en Nouvelle Aquitaine) numéro 12 publié en novembre 2019.
Présentation du dossier :
À l’horizon 2050, près de 600 millions de primolocuteurs, dont la majorité sera originaire d’Afrique, auront le français en partage. Tel est le constat posé par Pierre Astier en ouverture du dossier de ce numéro consacré à la création francophone. On conçoit l’ampleur des enjeux éducatifs et culturels qui découlent de cet état de fait. L’engagement et la volonté passionnée des créateurs et acteurs culturels qui témoignent dans ces pages nous montrent à quel point ils en ont pris conscience. Partager les expériences, favoriser les coopérations et les échanges interculturels par le biais de dispositifs efficients comme les résidences d’écriture croisées, les labs, les festivals internationaux, les coproductions, etc. Autant de preuves que la création francophone d’aujourd’hui est celle du métissage, de la diversité, du foisonnement. Il reste à poursuivre les efforts entrepris pour la maintenir dans sa dimension plurielle.
Le Labo numérique a été créé par l’Alliance internationale des éditeurs indépendants pour accompagner les éditeurs indépendants dans leurs expérimentations, questionnements et pratiques numériques. Espace de réflexions, d’échanges et de débats sur la bibliodiversité numérique dans les pays du Sud comme ceux du Nord, le Labo propose également des outils numériques adaptés aux besoins des éditeurs indépendants et respectueux des écosystèmes locaux.
Le Labo numérique s’articule autour de quatre axes principaux :
– la mise à disposition d’un ensemble d’outils et de ressources à destination des professionnels ;
– des réflexions et débats sur l’édition numérique, notamment à partir d’initiatives innovantes dans les pays du Sud (Enquêtes et analyses) ;
– des ateliers in situ (renforcement de capacités et échanges entre pairs sur le numérique) ;
– un tutorat individualisé proposé aux éditeurs membres de l’Alliance.
Le Labo est alimenté et animé par les éditeurs indépendants eux-mêmes, par l’équipe de l’Alliance mais aussi grâce à des partenariats avec des organisations et collectifs professionnels indépendants de différents continents.
Entre les langues, les marchés et les labels, l’édition africaine représente un objet constant de discours. Celle-ci interroge en permanence notre regard sur le livre et notre relation à l’offre éditoriale internationale. Le temps est désormais révolu où le discours quasi unique concernant l’édition en Afrique portait sur la prétendue « famine du livre » continentale liée à la crise économique des années 1980. Depuis trois décennies, les marchés du livre n’ont fait que croître sur le continent, diversifiant leur production à travers une circulation des livres et de l’information éditoriale toujours plus intensives et transnationales. L’édition africaine demeure toutefois bien souvent présentée à travers les difficultés rencontrées par ses agents plutôt que, précisément, leur capacité d’agentivité (« Agency »). Indiscutable, historiquement établi, le livre africain se fait pourtant le miroir de la globalisation éditoriale et de ses flux économiques. Les enjeux économiques qui y ont cours reflètent alors les inégalités, les alternatives – les marges, aussi – d’un monde du livre toujours davantage concentré. L’édition africaine participe de même à un double questionnement : en Afrique, elle doit défendre sa légitimité économique et intellectuelle en fonction de contextes sociopolitiques évolutifs et de marchés éducatifs en situation d’extraversion ; à l’international, elle doit se positionner vis-à-vis de l’édition non africaine de littérature et de non-fiction qui concentre la majorité de la production intellectuelle africaine dans le monde. En étudiant les discours sur le livre africain, discours d’éditeurs africains et évolution du marché international du livre africain francophone depuis les années 1980, cette réflexion se propose d’interroger la relation entre l’industrie du livre en Afrique et le phénomène de mondialisation du livre, afin de mettre au jour un tissu permanent d’échanges, de tensions et d’influences, faisant du marché du livre africain un espace « glocal », s’il en est.
Thierry, R. (2019). Les éditeurs d’Afrique francophone sur l’échiquier du « glocal »
(1980-2019). Mémoires du livre / Studies in Book Culture, 10 (2). https://doi.org/10.7202/1060972ar
La deuxième édition du SAELLA, sous le thème « Langues africaines, vecteur d’intégration et de développement » se tiendra à Conakry, dans le cadre des 72 heures du livre, et en clôture de Conakry, capitale mondiale du livre 2017. Le SAELLA est organisé par le collectif Afrilivres.
La littérature africaine de langue française est aujourd’hui mieux représentée et mieux connue en Europe qu’en Afrique, où sa diffusion reste entravée par de nombreux obstacles. Pourtant, des solutions existent, qui nécessitent la mobilisation des différents acteurs de la chaîne du livre. La coédition, qui repose sur un accord commercial solidaire, en est une. La publication de L’Ombre d’Imana de Véronique Tadjo, exemple pionnier de coédition panafricaine, prouve que l’on peut, en se solidarisant, créer les conditions nécessaires à une (ré)appropriation par l’Afrique de sa littérature. Afin que cela soit possible, l’Alliance lance un appel à tous, auteurs, éditeurs et institutions, pour renforcer et promouvoir la bibliodiversité au cœur de l’espace francophone. Cet appel a été signé par de nombreux auteurs et professionnels de la chaîne du livre.
Dans cet article publié par Le Journal hebdomadaire (Maroc) du 19-25 novembre 2005, Kenza Sefrioui (journaliste et éditrice, En toutes lettres au Maroc) nous plonge dans l’aventure de la collection « Enjeux Planète » : une collection d’essais de sciences humaines, publiés solidairement par 12 éditeurs francophones, traduite en plusieurs langues (arabe, chinois, portugais, espagnol...).
« Enjeux Planète » : douze éditeurs indépendants, des coûts répartis selon les zones géographiques, des auteurs des cinq continents, des livres sur les défis de la mondialisation.
Un atelier en ligne sur l’écologie du livre, organisé le 3 février 2026.
Cet atelier était proposé par l’Institut de l’Ecoedició (une initiative lancée par Pol·len Edicions, membre de l’Alliance en Catalogne/Espagne).
L’Institut propose des outils analytiques pour gérer et améliorer la publication d’éco-livres. Dans cet atelier, l’équipe de l’Institut partage son expérience et ses pratiques et présente le BookDAPer (une calculatrice environnementale pour le secteur de l’édition).
Une sélection de ressources « patiemment sélectionnées par l’Association pour l’écologie du livre, pour nous donner des fondations solides dans le champ de l’écologie du livre et de la lecture ». Ces ressources sont consultables sur le Portail des ressources (site Internet de l’Association pour l’écologie du livre).
L’Association pour l’écologie du livre est un collectif de plusieurs centaines de professionnel·les (principalement en France), qui défend l’idée d’une transformation radicale de la filière du livre et de la lecture : décroissance, coopérations, bibliodiversité. Toutes les informations sur l’association sont à retrouver ici.
L’Australian Publishers Association a publié en 2024 un Green Guide consacré aux pratiques durables dans l’édition. Ce document met en lumière les enjeux environnementaux liés à la production et à la diffusion du livre, et propose des recommandations concrètes pour réduire l’empreinte écologique de la chaîne éditoriale : choix des matériaux, impression, distribution, mais aussi sensibilisation des acteurs du secteur.
Consulter le guide complet sur le site de l’Australian Publishers Association : Greener Publishing Guide
Comment être « plus » écologique en tant que maison d’édition ? Quelles réflexions sont actuellement en cours en Amérique du Nord et en Europe sur l’écologie du livre ? Quelles sont les initiatives et les expériences menées ici et là ? En pratique, comment les maisons d’édition indépendantes agissent et tentent de trouver des alternatives écologiques en cohérence avec ce qu’elles défendent ? Autant de questions qui sont soulevées et discutées durant cette table ronde basée sur le partage d’expériences et de pratiques.
This round table considers book ecology from a decolonial perspective. It gives a definition of what “book ecology” and “decolonial perspective” mean, in order to bring closer the urgency of ecological issues and the need to question the concentration of power and colonial matrices endured in the international book industry. With testimonials from book professionals based in Mozambique, Indonesia and in the Indian Ocean, this round table gives an opportunity for collective reflection on ethical, sustainable and solidarity literary ecosystems.
Babelica is the International online Book Fair of Independent Publishing, conceived and organised by the network of publishers of the International Alliance of Independent Publishers. All the information about the 2023 edition can be found at babelica.alliance-publishers.org
This discussion has been organised in partnership with AFD Campus.
Discours de clôture des Assises internationales de l’édition indépendante de Pampelune-Iruñea (26 novembre 2021) par les ambassadrices de la bibliodiversité de l’Alliance internationale des éditeurs indépendants, Vandana Shiva (activiste et autrice, Inde) et Djaïli Amadou Amal (autrice, Cameroun).
L’écologie du livre englobe l’ensemble des réflexions et pratiques professionnelles en faveur d’une écologie durable, décoloniale et géopolitique du livre, impliquant l’ensemble des maillons de la filière du livre et tenant compte de leur interdépendance.
Ces réflexions et pratiques cherchent à articuler plusieurs dimensions et à inclure l’ensemble des acteurs et actrices qui interviennent dans la production du livre, depuis sa création, son maquettage et sa publication jusqu’à sa lecture, en passant par son impression, sa diffusion et sa vente en librairie.
À ces dimensions matérielles liées à la production même des livres (intrants, choix des papiers, transport depuis le lieu d’impression) s’ajoutent des dimensions symboliques, qui questionnent l’usage des livres et la bibliodiversité. Enfin, l’écologie du livre prend également en considération les externalités de la filière du livre et du marché du livre, notamment les coûts sociaux et environnementaux, essentiels dans une perspective écologique durable/soutenable.
L’écologie du livre est donc une thématique qui renvoie à une vision complexe, collective et interprofessionnelle de l’ensemble des pratiques liées à la production d’un livre. Elle cherche à favoriser le dialogue entre professionnel·les afin d’opérer des changements structurels et profonds pour plus d’éco-responsabilité et de bibliodiversité.
Dans le cadre du travail sur les politiques publiques du livre entamé en 2017 (voir présentation ici), l’Alliance lance un appel à candidatures pour les phases de récolte de données et de cartographies des politiques publiques du livre dans le monde arabe et en Afrique subsaharienne/Madagascar.
Si vous êtes intéressé-e-s pour réaliser ce travail de récolte de données et de cartographies dans une de ces deux zones, aux conditions indiquées dans les appels ci-contre, nous vous remercions d’adresser votre proposition à l’équipe de l’Alliance, avant le 30 avril 2017.
Plus de 15 éditeurs de 6 pays du monde arabe, du Chili et de France, se sont réunis le jeudi 30 mars 2017, à la Foire du livre de Tunis (Tunisie) dans le cadre d’une journée dédiée aux politiques publiques du livre.
Des panoramas des politiques publiques du livre en Algérie, au Liban, au Maroc et en Tunisie ont été dressés par les professionnels du livre arabophones et francophones. Ils ont été enrichis par un dialogue avec des éditeurs chilien et français, apportant un regard croisé – source d’inspiration et d’échanges.
Au cours de ces échanges très riches, permettant de confronter les points de vue entre éditeurs, libraires et représentants d’associations professionnelles, des thématiques sont apparues récurrentes et similaires entre les différents pays. Les participants ont ainsi souhaité inviter les pouvoirs publics de leur pays respectifs à agir... lire la suite dans le document joint.
Un des projets phares de l’Observatoire de la bibliodiversité pour la période 2017-2019 concerne les politiques publiques du livre dans 3 zones géographiques (Amérique latine, monde arabe et Afrique subsaharienne/Madagascar). Ce projet se matérialise par 3 phases principales :
Récolte de données sur les politiques publiques du livre dans ces zones ;
Analyse des données : panoramas, état des lieux des politiques publiques dans les zones étudiées ;
Cartographies des données : illustrations visuelles des politiques publiques du livre.
Les objectifs fixés :
Répertorier et mettre à disposition des données sur les politiques publiques du livre des pays concernés ;
Réaliser des panoramas des politiques publiques du livre, libres d’accès, consultables et réutilisables par les professionnels et les pouvoirs publics ;
Favoriser le dialogue et les échanges entre professionnels de plusieurs pays ;
Favoriser le dialogue et les échanges entre les pouvoirs publics et les éditeurs ;
Développer des outils de plaidoyer pour les éditeurs indépendants ;
Contribuer à la mise en place et à la consolidation de politiques publiques du livre dans les pays en développement (entre autres pour une plus grande circulation des livres et des idées, pour une appropriation des outils numériques par les professionnels du livre, pour des échanges équilibrés entre le Nord et le Sud…) ;
Affirmer le rôle de la société civile (professionnels du livre et particulièrement éditeurs indépendants) dans l’élaboration et la mise en œuvre de politiques publiques du livre.
La Conférence des Parties à la Convention de 2005 sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles de l’UNESCO a approuvé lors de sa sixième session (Paris, 12-15 juin 2017) les directives opérationnelles sur la mise en œuvre de la Convention 2005 dans l’environnement numérique.
Les politiques publiques du livre (papier et numérique) sont un ensemble de mesures, normes, cadres et lois qui structurent et soutiennent la chaîne du livre dans un pays donné : elles doivent renforcer la filière du livre de chaque pays, contribuer à soutenir la production locale, la diffusion et l’accès de tous au livre, en particulier par la mise en place de mesures réglementaires et fiscales adéquates et par la multiplication des espaces de lecture (bibliothèques publiques par exemple). Les politiques publiques du livre doivent être élaborées et mises en œuvre avec l’ensemble des acteurs de la chaîne du livre dans chaque pays. Il est par ailleurs nécessaire que ces politiques nationales soient prolongées par des politiques régionales et internationales.
Les 80 recommandations proposées ici déclinent et détaillent les principes affirmés dans la Déclaration internationale des éditrices et éditeurs indépendants 2014, texte majeur en faveur de la bibliodiversité, signé le 20 septembre 2014 par plus de 400 éditeurs indépendants de 45 pays dans le monde.
Elles dressent, par thème, un ensemble de bases nécessaires au développement, au maintien et à la vitalité de la bibliodiversité dans les pays.
Pour certaines, les recommandations s’accompagnent d’outils et de projets (existants ou à venir dans le cadre du programme d’actions 2015-2016 de l’Alliance), permettant très concrètement de mettre en pratique les propositions des éditeurs indépendants.
Sommaire des 80 recommandations et outils pour défendre et promouvoir la bibliodiversité :
* Des politiques publiques pour garantir la bibliodiversité
* Des propositions et actions pour favoriser la bibliodiversité numérique
* Le système Amazon, quelles menaces pour la bibliodiversité ?
* Des mesures nécessaires pour l’édition en langues locales et nationales
* Repenser le don de livres
* Des propositions et actions pour développer les partenariats éditoriaux solidaires
* Des actions pour renforcer une édition jeunesse plurielle
Dans un souci d’appropriation de ces recommandations et outils par l’ensemble des acteurs du livre, nous vous remercions de nous contacter pour toute remarque, suggestion, idée et proposition, qui compléteront et affineront ce travail !
Suite à l’annonce de la hausse du taux de TVA, passant de 5,5 % à 7 % en France au 1er janvier 2012 – mesure qui fragilisera au premier chef la librairie indépendante, l’Alliance manifeste sa solidarité avec l’ensemble des maillons de la chaîne du livre en France, et notamment avec les appels lancés par le Syndicat de la Librairie française et le Syndicat national de l’Édition. Nous rappelons à cette occasion la nécessité de protéger et d’encadrer le livre par des dispositifs législatifs adaptés aux réalités de chaque pays – permettant de renforcer les marchés du livre localement et l’accès aux œuvres pour les lecteurs.
Protéger le livre de Markus GERLACH, dossier de la collection « État des lieux de l’édition » est maintenant disponible en italien, auprès de la Fédération italienne des éditeurs indépendants, FIDARE, qui a réalisé la traduction et la publication de cette nouvelle édition.
Année de publication : 2010, 68 pages, 15 X 21 cm, 8 euros.
Massivement utilisés par les petites structures éditoriales pour la diffusion de leurs productions auprès des libraires, des bibliothèques et des lecteurs, les services postaux représentent un outil privilégié de la circulation du livre dans le monde. Or, l’absence, la disparition ou la remise en cause des tarifs postaux particuliers au livre portent préjudice à la bibliodiversité dans de nombreux pays.
Dans un espace latino-américain très vaste et marqué par la faiblesse de la distribution, une grande partie des éditeurs assurent eux-mêmes l’acheminement de leurs productions. Pour eux, l’existence de tarifs postaux préférentiels permettant l’envoi de livres apparaît d’autant plus vitale.
En novembre 2009, l’Alliance est alertée de la disparition progressive des tarifs postaux préférentiels pour le livre dans de nombreux pays d’Amérique latine.
Devant l’absence d’études récentes sur les tarifs en vigueur dans cette région – et face à la difficulté d’obtenir des informations fiables – l’Alliance décide de mener l’enquête en se basant sur l’expérience de ses membres latino-américains.
La synthèse de ce travail de collecte et d’analyse d’informations – mené par Mathieu Joulin pour l’Alliance – est désormais disponible. Tout contribution visant à compléter ou à actualiser cette étude sera la bienvenue, n’hésitez pas à nous contacter.
Tarifs postaux et circulation du livre en Amérique latine
Face à la situation préoccupante en Iran et aux atteintes à la liberté d’expression, les éditeurs de l’Alliance témoignent leur solidarité avec leurs collègues iraniens. Ils demandent le respect du droit de publication et appellent à un développement des échanges culturels et éditoriaux avec l’Iran.
Une incroyable tentative de censure met en danger l’existence même des éditions Écosociété (Québec – Canada) ; plus de 60 éditeurs de 30 pays déclarent leur plus complète solidarité avec l’éditeur québécois et appellent les protagonistes de « l’affaire Noir Canada » à respecter la liberté d’expression et de publication.
Re|Penser les politiques culturelles 2018 (rapport mondial Convention 2005 Unesco)
La créativité au cœur du développement
Extrait de la préface du rapport :
« Ce nouveau Rapport Mondial de l’UNESCO “Re|Penser les politiques culturelles” est un outil précieux dans la mise en œuvre de la Convention de 2005 sur la Protection et la Promotion de la Diversité des Expressions Culturelles. Cette Convention désormais ratifiée par 146 Parties, dont l’Union Européenne, est le fer de lance de l’UNESCO dans son action pour renforcer les capacités de production de création et de diffusion des biens, des activités et des services culturels. Les États se voient soutenus dans leur droit souverain de mener des politiques publiques pour le développement de secteurs industriels culturels et créatifs forts et dynamiques.
L’UNESCO s’attache à développer avec eux des politiques publiques plus efficaces et plus durables en ce sens. Notre feuille de route est claire et requière la collaboration des gouvernements et des acteurs nongouvernementaux dans 4 domaines-clés : renforcer la gouvernance de la culture, améliorer les conditions de mobilité des artistes, intégrer la culture dans les stratégies de développement durable, et promouvoir les droits humains et les libertés fondamentales. Ces quatre objectifs sont étroitement liés à l’Agenda 2030 pour le Développement Durable ».
Octavio Kulesz, membre du Labo numérique de l’Alliance, est l’auteur du chapitre 3 de ce rapport : Les politiques culturelles à l’ère des plateformes numériques.
La Conférence des Parties à la Convention de 2005 sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles de l’UNESCO a approuvé lors de sa sixième session (Paris, 12-15 juin 2017) les directives opérationnelles sur la mise en œuvre de la Convention 2005 dans l’environnement numérique.
Ces 80 recommandations dressent, par thème, un ensemble de bases nécessaires au développement, au maintien et à la vitalité de la bibliodiversité dans les pays. Pour certaines, les recommandations s’accompagnent d’outils et de projets (existants ou à venir dans le cadre du programme d’actions 2015-2016 de l’Alliance), permettant très concrètement de mettre en pratique les propositions des éditeurs indépendants.
Elles s’adressent aux pouvoirs publics, aux organismes internationaux et aux professionnels du livre des quatre coins du monde.
Books about Books (BAB) est une bibliothèque spécialisée dans les Métiers du livre, ouverte aux étudiants et aux professionnels, en plein cœur de Paris, dans les locaux de l’Alliance.
Plus de 180 documents en français, espagnol, anglais... à consulter et à emprunter : abonnements aux revues spécialisées, histoire du livre, édition engagée, édition émergente, édition internationale, analyses et propositions, économie du livre et commercialisation, numérique et Internet, auteurs et création, traduction...
L’équipe de l’Alliance vous accueille au 38, rue Saint-Sabin (11e), du lundi au vendredi, de 10h00 à 18h30.
Qu’est-ce qu’un éditeur indépendant ? Est-il par essence un petit éditeur ? Un grand groupe peut-il être un éditeur indépendant ? Dans un contexte de concentration et de financiarisation, comment l’éditeur peut-il être et rester indépendant tout en gardant son rôle indispensable d’agitateur d’idées ?
Gilles Colleu, ancien élève de Jean-Marie Bouvaist, a enseigné à ses côtés au sein du Master de Villetaneuse. Il est actuellement professeur associé dans le département Métiers du livre de l’IUT d’Aix-en-Provence. Il a créé et dirige avec Jutta Hepke les éditions Vents d’ailleurs et intervient depuis vingt ans comme consultant auprès de maisons d’édition.
Dans cet ouvrage, il nous fait part en particulier de sa conviction : une activité éditoriale doit être fondée sur un cycle long d’exploitation, pour construire à la fois un catalogue cohérent et une activité commerciale pérenne.
Nota bene : cet ouvrage est aujourd’hui épuisé. Il est possible de venir le consulter dans les locaux de l’Alliance, en attendant une réédition.
Date de publication : 20 novembre 2006, 160 pages, 15 x 21 cm, ISBN 10 : 2-9519747-2-8 ; ISBN 13 : 978-2-9519747-2-2 ; commande en librairie, ou directement à l’Alliance des éditeurs indépendants (tél. : +33(0)1 43 14 73 66, fax : +33(0)1 43 14 73 63).
23 éditeurs indépendants ont pris la parole lors de la rencontre « Les éditeurs indépendants du monde latin et la bibliodiversité » (Guadalajara, Mexique, novembre 2005), pour témoigner de la spécificité culturelle d’un métier nécessaire, passionnant, essentiel, qu’ils exercent pourtant dans un contexte économique difficile. Leurs interventions ont pu être rassemblées dans cet ouvrage. Elles gardent leur dimension orale et nous plongent dans le contexte et la spontanéité d’une rencontre internationale.
Venus d’Afrique, d’Amériques et d’Europe, ces éditeurs mettent en avant les propositions les plus urgentes pour défendre concrètement la bibliodiversité.
Date de publication : 29 novembre 2006, 288 pages, 15 x 21 cm, ISBN : 978-2-9519747-3-9 ; commande en librairie, ou directement à l’Alliance des éditeurs indépendants (tél. : +33(0)1 43 14 73 66, fax : + 33(0)1 43 14 73 63).